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Partie I
Partie II

 

Si la France a été une référence dans le domaine des mines et carrières, ce n’est plus le cas aujourd’hui. La compétence des mineurs et des géologues des grandes exploitations du passé a largement disparu avec les fermetures sur son sol des exploitations minières souterraines, telles que celles des Charbonnages de France, les mines de fer ou d’uranium, sans oublier la réduction drastique des mines de sel. Cette disparition a eu de multiples conséquences tant sur le plan du maintien de l’enseignement des techniques minières, que sur les compétences des opérateurs ou des administrations.

Confrontée à des difficultés similaires, l’Aftes1 a rejoint le groupe de réflexion Exploitation souterraine de la Sim, afin de remettre à l’ordre du jour et faire partager la connaissance d’un certain nombre de domaines tels que la formation, la ressource, les fournisseurs et les prestataires compétents, ainsi que la réglementation en matière de travaux souterrains.

L’exploitation souterraine apparaît souvent comme une alternative aux difficultés rencontrées à ciel ouvert pour l’ouverture éventuelle de nouvelles exploitations.
Ce dossier dresse un état des lieux et des perspectives en matière d’intégration environnementale, d’évolutions techniques et d’usages des vides.

Les articles de ce dossier reprennent les conférences des intervenants à l’atelier technique "Carrières et mines souterraines", lors du congrès de la Sim, en octobre 2013 à Besançon. Cette conférence était présidée par Alain Liéger (CGEIET) et animée par Thierry Meilland-Rey (groupe Vicat).

 

La nécessité de se regrouper

Le groupe de réflexion Exploitation souterraine, créé par la Société de l’industrie minérale, rassemble une quarantaine de membres, tous concernés par le travail en souterrain.
Ils cherchent à proposer un programme de mesures visant à limiter les effets annoncés par la fermeture des exploitations : sensibilisation des organismes de formation aux métiers exercés en exploitation souterraine, recensement des fournisseurs de matériels, construction d’un forum d’échanges Internet, organisation de visites techniques, etc.
Par Thierry Meilland-Rey, président du groupe Exploitation souterraine, Sim

 

Ressources minières souterraines en France

L’exploitation des ressources métalliques a été un facteur de l’économie du pays au XXe siècle. Si l’inventaire minier réalisé durant les années 1975-1991 est resté inachevé, le potentiel en ressources minérales du sous-sol reste mal connu. Or les travaux récents du BRGM ont donné des résultats susceptibles de renouveler l’intérêt de la France pour l’investissement minier.
Pour preuve : la douzaine de permis d’exploration et de recherche déposée récemment résulte de ce potentiel géologique, de la hausse du cours de certains métaux et de la volonté politique de relancer le secteur minier en France.
Par Daniel Cassard, BRGM, Direction des géoressources

 

La mine de Mittersill, un exemple d’intégration environnementale

Wolfram Bergbau und Hütten AG exploite une mine souterraine de tungstène à Mittersill (Autriche), depuis 1975. En raison de l’environnement remarquable dans lequel se trouve cette exploitation, il a fallu construire la plupart des infrastructures en souterrain.
L’entrée principale ainsi que celle de la mine sont dissimulées derrière une digue naturelle. Un petit chalet en bois, utilisé par le département engineering, est l’unique bâtiment construit en surface. L’unité de flottation, quant à elle, a été construite à 3 km de la mine, dans une zone peu exposée aux avalanches. La mine et l’usine sont reliées par une station de concassage souterraine et un convoyeur à bande.
Par Felix Gaul, directeur de la mine de Mittersill.

 

Les nouvelles technologies au service du dimensionnement d’exploitations souterraines

L’article illustre les apports des nouvelles technologies – dont les logiciels de simulation – mises en oeuvre au cours de la vie d’une exploitation souterraine, pour concevoir et dimensionner, mais également pour accompagner et suivre l’exploitation, jusqu’aux phases de fermeture des travaux souterrains.
Or la multiplicité de ces outils ne doit pas dispenser de développer une compréhension approfondie des modèles utilisés. Car sans expertise ni analyse des résultats, l’apparente facilité d’utilisation de ces outils et des interfaces utilisateurs très conviviales, peuvent conduire à des résultats esthétiques, certes, mais potentiellement erronés.
Par Frédéric Poulard, Ineris.

 

Deuxième vie des vides miniers et carriers

Après un rappel historique sur les vides miniers et carriers, de nombreux exemples ponctuels de réutilisation sont cités, en France et à l’étranger, dont le cas exceptionnel de Kansas City.
Les avantages connus et méconnus des installations souterraines – dont la meilleure résistance aux séismes – sont comparés aux inconvénients et difficultés.
Enfin sont posées les questions concomitantes de la pérennité et de la valorisation des vides créés, dans une vision prospective à une échelle de territoire.
Par Monique Labbé, Aftes.

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